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Nutrition et hydratation en trail

Tous niveaux · ⏱ 5 min de lecture · Mis à jour le 10/05/2026

Avant la course : faire le plein sans alourdir

L’alimentation d’avant course a pour objectif de maximiser les réserves de glycogène musculaire (le carburant principal de l’effort) tout en évitant les inconforts digestifs pendant l’effort.

QuandQue manger / boirePourquoi
La veillePâtes, riz, quinoa + peu de fibres (évitez crudités et légumineuses)Faire le plein de glycogène musculaire
–3 h avantFlocons d’avoine, banane, yaourt + 500 ml d’eauÉnergie disponible sans lourdeur digestive
–30 min avant1 datte ou barre de céréales + 200 ml d’eauPetit boost glycémique pour le départ

À éviter avant course : les aliments riches en fibres (son, légumineuses, choux), les graisses en excès, les produits laitiers entiers, l’alcool la veille au soir, et tout aliment que vous n’avez pas testé à l’entraînement.

Pendant la course : s’alimenter selon la durée

Durée d’effortStratégieObjectif
Moins de 1 hEau seule, 150–200 ml toutes les 20 minHydratation sans surcharge
1 h à 3 h30–60 g de glucides/h : gel, dattes, banane, barre + boisson isotoniqueMaintenir la glycémie et les électrolytes
Plus de 3 hAliments solides : sandwich, soupe, fromage + 60–90 g glucides/hÉviter le « coup de bambou » sur ultra

Ne jamais essayer un nouveau gel le jour de course. Testez votre nutrition lors de vos longues sorties du dimanche !

Sur les efforts longs, l’estomac devient plus difficile à gérer. Quelques principes :

  • Mangez avant d’avoir faim, buvez avant d’avoir soif
  • Alternez sucré et salé pour éviter l’écœurement des gels
  • Les aliments solides (riz au sel, pommes de terre, bouillon) sont souvent mieux tolérés que les gels sur ultra
  • Réduisez l’effort juste avant de manger pour faciliter la digestion

Après la course : la fenêtre de récupération

Les 30 minutes qui suivent l’arrivée sont une fenêtre anabolique clé : les muscles sont particulièrement réceptifs aux nutriments pour se reconstruire. Profitez-en avec :

  • Une boisson de récupération (protéines + glucides) : chocolat chaud, lait, shake protéiné
  • Suivi d’un repas complet dans les 2 heures : riz + protéines + légumes
  • Une réhydratation progressive : 500 ml à 1 L dans la première heure

Hydratation : les chiffres clés

Les besoins varient selon l’intensité, la chaleur et la morphologie, mais voici les repères de base :

  • 500 ml/h en conditions normales (15–20 °C, effort modéré)
  • Jusqu’à 800 ml/h par temps chaud ou effort intense
  • Indicateur simple : urine claire = bien hydraté, urine foncée = boire davantage
  • Attention à l’hyponatrémie (trop boire sans sel) sur les très longues courses : boire à la soif, pas à l’excès

Les électrolytes : sel, potassium, magnésium

Par temps chaud ou sur des efforts de plus de 2 heures, la sueur emporte non seulement de l’eau mais aussi des minéraux essentiels. Les carences en électrolytes provoquent crampes, nausées et baisse de performance.

  • Sodium (sel) : le plus important. Pastilles de sel, chips salées, bouillon aux ravitaillements
  • Potassium : bananes, dattes, boissons sportives
  • Magnésium : aide à prévenir les crampes musculaires. Noix, graines, ou compléments

Sur les ultras, certains coureurs utilisent des pastilles effervescentes d’électrolytes (SIS Go Hydro, Nuun…) à dissoudre dans leur eau. À tester à l’entraînement avant d’adopter en course.